19.8.06

City girl ...

Ne vous méprenez pas, j'adore la nature. Pour la beauté des paysages, pour le calme et la tranquilité que seul un séjour dans les bois peut apporter. Mon chum et moi songeons même à acheter un terrain au bord d'un lac, dans le Nord, et s'en faire tranquillement notre petit coin de paradis.

La City girl en moi ne ressort qu'en cas de rencontre impromptue avec un spécimen gluant créé pour je ne sais quelle raison par Dame Nature. Crapauds, grenouilles, couleuvres et poissons me donnent des frissons dans le dos juste à y penser.

Je souffre "d'orteillocrapaudphobie", i.e. peur bleue, pour une raison jusqu'ici inconnue, qu'un être gluant de tout acabit me saute sur les orteils. Imaginez ici ma détresse, lors de nos vacances, alors qu'un troupeau de crapauds sauvages envahissait notre bungalow de toile soirs après soirs, me réduisant à rester assise devant le feu, les orteils recroquevillés sous la plante de mes pieds, lampe de poche en mains, a enjoindre toute la tribu de bien refermer le "zipper" du dit bungalow avec un trémolo dans la voix ...

Paradoxalement, j'adore la pêche ... mais la pêche de luxe! Jamais je n'ai eu le courage d'entortiller le ver gluant sur l'hameçon, je ne touche jamais au grand jamais au poisson que j'extirpe de l'eau avec grand plaisir et, comble du comble, je ne mange même pas de poisson! City girl, vous dites? Vous l'avez dans le mille!

Donc, la fin de semaine dernière, "enfants off", nous rendons visite à belle-maman. Situé sur les bords de la Rivière-Rouge, son coin de paradis nordique fait notre bonheur. Deux petits lacs artificiels érigés près de la maison regorgent de belles truites arc-en-ciel. Un paradis pour la "pêcheuse de luxe" que je suis. Le défi n'est pas trop grand, la prise est garantie et, comble du bonheur, on apâte les proies avec un morceau de nourriture pour chat qui ressemble à un Cheerios. Ici, pas de bestiole gluante à assassiner sur le petit crochet. Je suis aux anges !

Bien armée de ma canne à pêche, je lance donc mon Cheerios à l'eau et en quelques secondes, je suis en extase, j'ai un poisson dans la mire!! Après moultes cabrioles, je réussis avec fierté, à sortir mon butin du lac : une belle grosse truite rosée d'au moins trois livres! Wow! Notez ici la jubilation de la pêcheuse en herbe!

Comme nous devons sortir deux repas pour emporter, bis. La seconde est toutefois légèrement plus petite, mais soit. Une belle prise tout de même!

Notez que je suis accompagnée, dans tout mon périple, de mon chum et de son beau-père qui sont tous deux des hommes des bois, pêcheurs émérites sans peurs et sans reproches. Je vous laisse imaginer ici les sourires Crest qui illuminent leurs visages à la vue de la City girl pêcheuse!

Après la pêche miraculeuse, l'heure est à la photo! Mon amour, en bon concubin de la citadine que je suis, installe gentiment mes exploits sur l'herbe, s'assure qu'ils ont trépassé (je vous épargne ici les détails, je ne l'ai pas vu, amour m'ayant demandé de me retourner pour effectuer la lâche besogne) et m'enjoint de prendre place près des belles pour immortaliser le tout.

À ce moment, la force de la nature a pris le dessus sur mon esprit de fille de ville et je me suis entendu dire à mon chum : "Ben non, je veux prendre une vraie photo de pêche, je vais les prendre dans mes mains". L'étonnement et la surprise sur le visage, sa douce les mains en avant les index levés pour accueillir les Dames du lac le temps d'un cliché, mon chum installe doucement les truites sur mes doigts, en passant par les ouies jusqu'à ce que les bouts de mes doigts leurs ressortent par la bouche.

BEUUUUUURRRRKKKKK!

Jamais de ma vie je n'ai eu une aussi grande sensation de dégoût, surpassant de loin celle des crapauds sur mes orteils! Étant de nature très expressive, un livre ouvert, mes émotions clairement indiquées sur mon faciès, il fallait voir beau-papa éclater de rire, en lançant des : "Check her face!" à tour de bras à mon chum qui essayait tant bien que mal de réprimer un fou rire, par compassion pour moi.

Fou rire qui a finalement émergé dans un éclat sonore qui a résonné dans tous les environs quand la truite de droite n'étant pas tout à fait décédée, s'est mise à se tortiller et à me mordre le doigt, m'arrachant ainsi un cri d'horreur et me faisant lâcher ma prise.

Après avoir réinstallé le poisson sur mon index, mon amour a immortalisé ce moment ...



J'ai longtemps hésité à sortir de l'anonymat que mon statut de blogueuse me confère ... mais à la demande générale de Mom et Pop et de mon chum qui m'a assuré que personne ne pourrait me reconnaître avec ma "face que seule une mère peut aimer", j'ai décidé de la publier.

Comme quoi une image vaut mille mots!

Fille ordinaire
xxx

8 Comments:

At 4:27 AM, Blogger Aline said...

HA! HA! HA! Tes anecdotes sont savoureuses! Et la photo dit tout!!! Génial! ;o)

 
At 5:36 AM, Blogger Eve said...

ouin... t'as pas trop l'air d'aimer ça en effet!
Mais je crois que je réagirais de la même façon! Beuark!!!!

 
At 6:00 AM, Blogger Chocolyane said...

Mouhahaha!

J'ai aucun problème avec les crapauds ou les grenouilles, je coure après avec la p'tite. J'ai pas de problèmes à appâter un vers, j'fais ça très bien! Un poisson? Pas de problème!

Mais j'ai une sainte horreure des araignées, par'zemple!

 
At 6:04 AM, Blogger Nap said...

Pouahahaha ! Tu m'as fait rigoler toi ce matin ! :o)

En effet, l'image vaut mille mots !! ;o)

Tu peux être fière de toi d'avoir surmonter ton dédain. Bravo !

 
At 10:40 AM, Blogger Y'en a marre! said...

Je m'excuse de t'écrire ici, je ne vois pas d'adresse e-mail pour te contacter. Je voulais te dire que je t'ai "piqué" ton questionnaire et j'y ai répondu sur mon blog (nouveau). J'ai mis un lien vers ici.

Je voudrais te demander quelque chose aussi ayant rapport à la mise en page du blog. Je n'arrive pas moi à trouver où changer la couleur du lien VIEW MY COMPLETE PROFILE (qui apparait dans le carré en haut à droite, où notre photo). Le mien est d'un bleu déprimant et j'aimerais en changer la couleur. Je pensais qu'on ne pouvait pas mais je vois que le tiens est blanc alors peut-être que... Si tu sais comment en tout cas j'aimerais savoir où c'est dans le code.

Merci!

 
At 8:31 AM, Blogger Y'en a marre! said...

Laisse faire! :-)

J'ai trouvé!

J'ai copié le code complet de ta page dans une page de Notepad, j'ai recherché la couleur #fff et j'ai fini par trouvé où moi, dans mon code, il n'apparaissait pas où toi dans le tien il y est. En tout cas, pour faire une histoire courte là, je l'ai eu. Merci même si tu n'as rien fait hihi

Enfin pu de lien bleu "heurk".

 
At 11:06 AM, Anonymous Anonyme said...

Ou je restais quand j'étais ado, c'était un nouveau cartier entouré de bois. Et les soirs d'été (voir la nuit dans nos secrètes escapades nocturnes) on marchait dans les rues et on manquait piler sur des grenouilles ou truc du genre qui allaient se promener de nuit dans les rues, et souvent il y en avait beaucoup...Comme il n'y avait presque pas de lumière dans les rues à cette époque...imaginez... t'aurais apprécié je pense! ;-)

Sympa ton blogue, bonne continuité!!!
nath

 
At 1:30 PM, Anonymous Daniel said...

L'histoire ne dit pas si le poisson était bon!

 

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